Coaching Orientation

Difficulté à choisir une orientation ? Le Coaching peut vous aider !

Les premiers choix d’orientation s’effectuent dès la troisième. Ces moments charnières de la scolarité peuvent être sources d’inquiétudes et de stress pour les parents et les enfants, dès lors que le doute s’installe sur le choix de l’avenir.

« Je ne sais pas ce que je veux faire.», « J’ai une petite idée, mais je ne suis vraiment pas sûr(e).», « Je suis bon partout, je n’ai pas de domaine préféré.», « J’ai choisi mais je me suis trompé(e).»

Pourquoi est-ce si difficile d’avoir les idées claires sur ce que l’on veut ? Qu’est-ce qui se joue derrière ce choix ?

Faisons un petit tour d’horizon des raisons qui entretiennent le brouillard.

Cerveau et adolescence 

Rappelons-le, à 13/14 ans (heure du premier choix), le cerveau de nos chers bambins n’est pas encore mature. Le cortex pré-frontal impliqué dans la prise de décision et la planification est en cours de développement et n’atteindra sa maturité qu’à 25 ans. Loin d’exagérer, ce sont de véritables bouleversements neurobiologiques qui s’effectuent durant toutes ces années et qui viennent largement compliquer l’acte de choisir à long terme.

Génération et perception de l’avenir

Déjà hier, nous parents, ne pouvions nous projeter pour 40 ans dans un métier et choisir le cursus correspondant en toute sérénité. Ce raisonnement est d’autant plus obsolète aujourd’hui que les mutations affectant bon nombre de secteurs d’activités réduisent indéniablement notre capacité d’anticipation. Près de 60% des métiers qui existeront demain, n’existent pas aujourd’hui.

Ceci étant dit, il est tout à fait compréhensible de vouloir que notre enfant s’appuie sur une forme de « base fixe » pour préparer sa vie professionnelle.  Et c’est là que peuvent se confronter trois paradigmes, générateurs de tensions intergénérationnelles :

  • Celui de l’adolescent ancré dans le présent, acteur du monde qui l’entoure, attentif aux opportunités du moment.
  • Celui des parents ayant la volonté d’offrir le meilleur, de mettre légitimement leur enfant sur les « rails » et donc d’anticiper.
  • Enfin, celui du système scolaire, au fonctionnement ancien, exigeant sur les délais sans pour autant donner les moyens d’aller vite et de choisir.

L’école et l’orientation

Le nombre de parents que je rencontre et qui témoignent de leur frustration de ne pas pouvoir aider leur enfant à aboutir à une décision malgré les salons, portes ouvertes et rdv dans les points d’information, m’interroge.

De même, je constate le conflit interne chez ces jeunes qui doivent prendre la première grande décision de leur vie sans y être préparés. Certains tentent de choisir une filière par défaut parce qu’ils sont bons dans une discipline et que ça rassure tout le monde, parents compris (je suis bon en maths, je vais faire une prépa). D’autres optent pour se projeter le plus loin possible dans un métier unique en se disant qu’ils y resteront toute leur vie. Cette stratégie mène vraisemblablement souvent à l’échec. D’autres encore, ne sont pas en mesure d’agir car le doute subsiste réellement : « Qu’ai-je envie de faire ? ».

Le système scolaire offre à ce jour une qualité d’information essentielle aux élèves sachant déjà ce qu’ils veulent pour demain. En revanche, dès lors qu’il y a un doute, ce système manque d’efficacité, et ce, pour une bonne raison : il manque l’étape d’avant. Celle qui permet au jeune de mieux se connaître pour mieux choisir. Celle qui développe sa conscience de ses talents, de ses forces, de ses intelligences multiples et de son profil d’apprentissage. Celle qui lui donne les clés pour intégrer ses atouts et sa valeur personnels dans son choix. En bref, on demande aux jeunes de répondre au « comment ? » sans leur donner les moyens de trouver leur « pourquoi ? ».

Trouver sa voie grâce au coaching ? C’est possible !

Voici quelques-uns des outils pratiques utilisés dans le cadre d’un accompagnement (démarche non exhaustive) :

Développer une meilleure connaissance de soi

  1. Savoir-faire : dans cette étape, l’objectif est de faire le point sur ses activités, passions, centres d’intérêt et sa scolarité. Quelles compétences utilise le jeune pour réussir ? Quels points forts ressortent particulièrement ? Y-a-t-il quelque chose de spécifique dans sa façon de faire et d’appréhender transposable dans un métier ?
  2. Savoir-être : le but est d’encourager l’adolescent à solliciter son entourage (proche et bienveillant) et à le questionner sur ses qualités et talents. Les retours souvent positifs contribuent à améliorer l’estime et la confiance en soi. Quelques exemples de questions qu’il peut être amené à poser : « Quelles qualités apprécies-tu particulièrement chez moi ? », « Qu’est-ce que je fais bien et qui t’impressionnes ?», « Pourquoi aimes-tu ma compagnie ? ».
  3. Émotions et besoins : les émotions sont particulièrement décuplées à l’adolescence (prédominance du cerveau limbique). S’appuyer sur cet indicateur permet d’identifier ce qui met le jeune en joie, le motive, le rend vivant et lui procure des émotions positives. Quels lieux ? Quels jours de la semaine ? Avec qui ? En faisant quoi ?
    Les besoins seront aussi des éléments essentiels à la construction du choix (heures de sommeil nécessaires, envie de mouvement, de travailler seul ou en équipe).
  4. Trouver son verbe: si un ou deux mots devaient décrire sa future contribution au monde, lesquels seraient-ils ? Aider, Rechercher, Embellir, Distraire, etc… ?

Investiguer et faire un choix

  1. Enquêter sur les métiers : une fois le profil de personnalité dressé, les atouts, compétences et besoins identifiés, il est temps de raccrocher tout cela à des métiers. A ce stade, les recherches par centre d’intérêt ou métier sont grandement facilitées.
    Les métiers sélectionnés, l’adolescent sera encouragé à aller à la rencontre des professionnels en activant son réseau (amis, famille, commerçants). Il y aura toujours quelqu’un qui connait quelqu’un qui pourra l’aider à en savoir plus sur la réalité du job pressenti.
    En jouant d’audace, il pourra même appeler les entreprises du secteur concerné pour demander une interview d’une vingtaine de minutes à un salarié. Ce dernier sera sans doute ravi de transmettre à un jeune la passion de son métier.
  1. Choisir sa formation : la clarté du projet rendant les choses plus simples, il ne reste plus qu’à aider l’adolescent à en structurer les grandes lignes et l’accompagner dans le choix d’une formation adaptée à son profil, ses envies et aptitudes.

En bref…

Outre l’aspect neurobiologique qui influe sur la capacité de l’adolescent à prendre une décision pour lui-même, notons que les différents acteurs intervenants ou poussant au choix d’orientation (ado, parents, école) ne vivent pas dans le même temps. En effet, viennent se confronter des visions passées, présentes et futures auxquelles s’ajoute un critère non négligeable : la mutation permanente du monde et des industries qui amèneront de nouveaux métiers d’ici peu et qui amèneront d’autant plus les jeunes à orienter leur carrière différemment. La priorité sera alors de développer une bonne connaissance de soi à travers des accompagnements type coaching, d’être créatif et flexible pour investiguer l’emploi plus facilement et rendre ses choix évidents.